Comme Une Image Index du Forum

Comme Une Image
flânerie artistique

 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

Vénus
Aller à la page: <  1, 2
 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Comme Une Image Index du Forum -> CHEMINS DEJA PARCOURUS -> Beautés de femmes
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
allegro


Hors ligne

Inscrit le: 05 Mar 2009
Messages: 661

MessagePosté le: Mar 7 Avr - 15:58 (2009)    Sujet du message: Vénus

.


Voyages vers Vénus (le 19ème siècle)   








 
Au 19ème siècle les représentations de Vénus ont évolué, elles nous montrent un autre type de femme, une autre façon d'être belle.  
 
 





(Naissance de Vénus . Bouguereau 1892) (Naissance de Vénus . Duval 1862) (Vénus anadyomède . Ingres 1848) 


Dès le milieu du 19ème, le standard de beauté qui s'impose, et qui domine encore de nos jours dans le monde entier, est la femme grande et mince.
(Ingres est à considérer séparément)



    

(Naissance de Vénus . A.Cabanel 1863)   



Des critiques célèbres de l'époque donnent ici leur avis sur le tableau de Cabanel   

"Voyez au Champ-de-Mars la Naissance de Vénus. La déesse noyée dans un fleuve de lait a l'air d'une délicieuse lorette, non pas en chair et en os - ce serait indécent - mais en une sorte de pâte d'amande blanche et rose. Il y a des gens qui trouvent cette adorable poupée bien dessinée, bien modelée, et qui la déclarent fille plus ou moins batarde de la Vénus de Milo: voilà le jugement des personnes graves. Il y a des gens qui s'émerveillent sur le sourire de la poupée, sur ses membres délicats, sur son attitude voluptueuse: voilà le jugement des personnes légères. Et tout est pour le mieux dans le meilleur des tableaux du monde." 

(Emile Zola . Nos peintres au Champ-de-Mars, 1867) 


"Son corps divin semble pétri avec l'écume neigeuse des vagues. Les pointes des seins, la bouche et les joues sont teintées d'une imperceptible nuance rose; une goutte de la pourpre ambroisienne se répand dans cette substance argentée et vaporeuse." 

(Théophile Gautier . Le Moniteur Universel, 13 juin 1863) 



"La principale malice de Cabanel, c'est d'avoir rénové le style académique. A la vieille poupée classique, édentée et chauve, il a fait cadeau de cheveux postiches et de fausses dents. La mégère s'est métamorphosée en une femme séduisante, pommadée et parfumée, la bouche en coeur et les boucles blondes. Le peintre a même poussé un peu loin le rajeunissement. Les corps féminins sur ses toiles sont devenus de crème. Pour comble d'audace, il s'est risqué à introduire des tons et des coups de pinceau personnels. Tout est fait de propos délibéré, de sorte que cela paraît de l'originalité, mais Cabanel ne dépasse jamais les bornes. C'est un génie classique qui se permet une pincée de poudre de riz, quelque chose comme Vénus dans le peignoir d'une courtisane. Le succès a été énorme. Tout le monde est tombé en extase. Voilà un maître selon le goût des honnêtes gens qui se prétendent artistes. Vous exigez l'éclat de la couleur? Cabanel vous le donne. Vous désirez un dessin suave et animé? Cabanel en a fini avec les lignes sévères de la tradition. En un mot, si vous demandez de l'originalité, Cabanel est votre homme, cet heureux mortel a tout en modération, et il sait être original avec discrétion. Il ne fait pas partie de ces forcenés qui dépassent la mesure. Il reste toujours convenable, il est toujours classique malgré tout, incapable de scandaliser son public en s'écartant trop violemment de l'idéal conventionnel." 

(Emile Zola . Commentaire sur l'Exposition de 1875) 


.


Dernière édition par allegro le Mer 8 Avr - 15:47 (2009); édité 1 fois
Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Mar 7 Avr - 15:58 (2009)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
allegro


Hors ligne

Inscrit le: 05 Mar 2009
Messages: 661

MessagePosté le: Mar 7 Avr - 23:43 (2009)    Sujet du message: Vénus

.


      





 VENUS VUE PAR CRANACH      





 Regardons à présent comment, trois siècles et demi plus tôt, l'étonnant Cranach peignait Vénus.      





   
 


Le spectateur de Cranach est comme toujours un peu sidéré de ce qu'il découvre. Ca ne ressemble à rien.
(A rien sauf à Cranach lui-même, car il y dans son oeuvre, à l'évidence, une extraordinaire cohérence.)




Chez lui, on voit d'abord que Vénus se présente sous l'apparence d'une femme très jeune, à peine sortie de l'adolescence, à l'attitude réservée et fermée.









 
   
      
      

Puis il y a ces deux toiles, dans lesquelles Vénus a un corps disgracieux...
Dans la première Vénus porte un chapeau qui ressemble beaucoup à une auréole de sainte. Dans l'autre son visage, pointu, chafouin...n'est pas du tout engageant.



Le mystère s'épaissit. Que veut faire Cranach de la déesse de l'amour? Il ne la peint pas attirante en tout cas.
Et pourtant...








 


Quelques années plus tard, voici deux beautés. Des anges de grâce, de douceur, d'harmonie. Ici tout est beau (toujours selon nos critères du 21ème...), les proportions des corps sont parfaites, les visages sont charmants et ouverts.



Ces Vénus ne sont pas séduisantes pour autant, elles n'ont pas de sensualité, elles n'attirent pas celui qui regarde, mais elles ont un charme puissant, elles captivent, on ne se lasse pas de les regarder.¨
Pour un peu on les trouverait vraiment belles.








 



Hélas, le charme étonnant des deux toiles précédentes est absent de celle-ci. On n'est plus envoûté, on est arrêté par ce visage à l'expression un peu déplaisante et méfiante. Vénus est belle ici, mais on ne peut pas se laisser aller complètement.
Décidément, Cranach reste mystérieux, et ses toiles insaisissables. Au sens étymologique comprendre signifie prendre avec soi: on ne "comprend" pas vraiment Cranach, tout en étant extrèmement admiratif de son travail de peintre, dont le charme, dont le pouvoir d'envoûtement agit sur nous profondément, et même violemment parfois.




L'oeuvre de Cranach n'est pas de ce monde. Elle agit sur nous mystérieusement, en passant par des voies inconscientes.
Ces voies nous les sentons, nous savons qu'elles existent, mais nous sommes bien incapables d'en dire plus sur leur nature.
Charme, envoûtement, ces mots déjà employés au sujet de Cranach sont bien pauvres...




.


Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 02:41 (2017)    Sujet du message: Vénus

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Comme Une Image Index du Forum -> CHEMINS DEJA PARCOURUS -> Beautés de femmes Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Aller à la page: <  1, 2
Page 2 sur 2

 
Sauter vers:  

Index | Panneau d’administration | Creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com