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Léda et le cygne
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Lilas


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Inscrit le: 06 Mar 2009
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MessagePosté le: Dim 23 Aoû - 10:42 (2009)    Sujet du message: Léda et le cygne

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Géricault (19 ème)




Géricault n'a pas mieux compris que son contemporain Delacroix l'intérêt de peindre Léda aux prises avec le cygne-dieu.
Il se contente de la montrer repoussant la bête, comme s'il s'agissait de l'agression d'une humaine par un animal.
On sait que Géricault excelle dans la peinture des combats, mais ici c'est un contre-sens.
L'histoire de Léda est celle d'une lutte amoureuse, et non d'une héroïque bataille.










Hans Baldung (16 ème)

Baldung a bien compris lui que ces être vivants, aussi différents qu'ils soient, se désiraient violemment.
Il nous montre ici leur passion, leur attachement, leur enlacement, leur étreinte.
Il nous le montre si bien qu'on met un peu de temps à distinguer ce qui appartient à l'animal ou à la femme dans cet enchevêtrement.

On admire ici la composition de la gravure, toute en rondeurs, toute en courbes, tendue vers un seul but: mélanger les corps.










Ingres (19 ème)

Chez Ingres également, le cygne s'est niché entre les cuisses de la belle Léda. Sa patte griffue marque son désir de possession et de domination. Son bec est tendu pour un baiser, un baiser humain. L'incongruïté du geste est la seule trace d'émotion dans ce dessin par ailleurs très classique.

On voit au fil des toiles que le sujet, léger, est utilisé par les artistes pour peindre ou dessiner leurs propres fantasmes. Comme le dit Lilas, l'anecdote leur permet de se "lâcher".









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MessagePosté le: Dim 23 Aoû - 10:42 (2009)    Sujet du message: Publicité

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Lilas


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Inscrit le: 06 Mar 2009
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MessagePosté le: Lun 24 Aoû - 11:31 (2009)    Sujet du message: Léda et le cygne

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Jacopo Pontormo (1512)


Voici de nouveau une Léda plus maternelle qu'amoureuse. Les cheveux enturbanés, l'absence de taille (radicale!), les enfants qui se trainent par terre, et surtout cette main droite dont on croit d'abord qu'elle tient un tuyau d'arrosage avant de voir qu'elle serre l'aile du cygne, tout sert à camper une scène conjugale paisible.
Dans cette toile, si Jupiter tend le cou c'est plus pour quémander une caresse tendre que pour prendre d'assaut une femme convoitée.













Gustav Klimt ( 19-20 ème)

Enigme de cette oeuvrette: on ne parvient pas à identifier la chose noire ascendante située sous le corps de Léda.
On n'ose pas croire qu'il s'agit du sexe de la bête...
(Jolie idée d'ailleurs d'avoir noirci le cygne).











Karl Gustav Klingsted (18 ème)

Au vu de cette gravure, il vient à l'esprit une idée un peu tordue: et si Léda utilisait le cygne comme sex-toy?
Ainsi nichée entre ses cuisses, les ailes non déployées, la bête n'a rien d'un amant conquérant, elle existe même bcp moins que la femme...De là à penser que celle-ci l'instrumentalise pour un plaisir solitaire...









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Lilas


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Messages: 107

MessagePosté le: Mer 26 Aoû - 10:37 (2009)    Sujet du message: Léda et le cygne

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Le Corrège (Antonio Allegri) 16 ème     

L'entrejambe de Léda semble bien être un des endroits favoris de Jupiter déguisé en cygne. On peut le comprendre...     
La belle ne repousse pas les avances de la bête, elle est même souriante, sans doute sous l'effet des caresses inouïes que lui prodigue son amant animal. On peut tout imaginer...     
Le résultat est sous nos yeux: tout va bien dans cet univers, les femmes, belles et nues comme il se doit, rient de bonheur, de plaisir, de joie de vivre. Les corps exultent.     
Belle toile, pleine de lumière et de gaité. Le peintre a longuement travaillé à la mise en scène de cette bacchanale paisible. Il nous offre même, à droite, un ange ailé qui met le tout en musique.     
On met du temps à remarquer l'autre cygne qui s'envole en haut à gauche, mais on n'est pas surpris: sans doute a-t-il participé à la fête lui aussi. Et quant au troisième, en bas à gauche, il est en phase de conquête, de séduction. On se prend à rêver pour le coup: et si on était au pays où toutes les femmes ont des amants cygnes, des amants qui les régalent et les laissent souriantes, apaisées, repues...Allez savoir.     
Tout ça est est un peu vain, peut-être.     









     

Anonyme (16 ème)     
   Dans cette série on va de sourire en sourire. Voici qu'un peintre anonyme du 16ème siècle nous montre un vrai couple. Un couple amoureux, tendre, attentif à l'autre, vivant l'attrait réciproque sans hâte, sans anxiété. On s'aime et voilà...  
Le cygne est expressif ici, il est presque humain, ces deux êtres doivent se dire de bien jolies choses.  
On est dans les minutes qui précèdent une étreinte, certains disent que c'est le moment le plus délicieux.  

Quoi qu'il en soit ce bas-relief est très agréable à regarder, on oublie qu'il s'agit d'un couple monstrueux.  
 










     

Lelio Orsi     

En plein ciel tout devient possible, même d'être aimée par un cygne-dieu et d'en éprouver un plaisir intense. Ici notre volatile préféré se livre à des  acrobaties pour faire l'amour à la belle Léda, mais ça semble réussi.    
(On s'interroge une fois de plus sur ce qui se passe réellement dans l'intimité féminine de notre héroïne, on voit bien dépasser quelque chose entre ses jambes...Hum.)    










     

Leonard de Vinci. Etude pour Leda agenouillée (1505)     

On ne commente pas Vinci. 




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Lilas


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Messages: 107

MessagePosté le: Ven 28 Aoû - 11:32 (2009)    Sujet du message: Léda et le cygne

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Précision de Lilas: Je rappelle que tous les commentaires de ce sujet, sans exception, sont rédigés par Allegro. Il s'agit de sa vision des oeuvres, de son interprétation, et de son appréciation personnelle.






Louis Lafitte (18 ème) 

L'émouvant ici est que la tête du cygne repose sur le sein nu de Léda, dans une attittude confiante et détendue.
La femme, quant à elle, est la mère, la maman qui console et qui berce. Elle est douceur, elle est chaleur.

Il n'y a pas trace d'attirance sexuelle dans cette oeuvre, bien malin qui peut reconnaitre ici l'histoire de Jupiter déguisé en cygne pour séduire Léda dans cette scène baignée de tendresse maternelle.









 

Louis Tournier (19 ème) 


Rien à dire.







 

Michelange (1530) 


Michel-Ange le premier, qui pourtant n'était pas attiré par les femmes, imagine cette pose de Léda: la belle offre à son amant-cygne une niche confortable et terriblement sensuelle, dans laquelle celui-ci se vautre avec délice. Le volatile disparait presque à la vue, englouti dans le corps splendide, accueilli par la cuisse longue et puissante, blotti sur le ventre ouvert à son désir, le bec frôlant les lèvres de sa conquête.

(Même remarque que précédemment sur l'"utilisation" de l'oiseau par Léda à des fins purement personnelles)





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Dernière édition par Lilas le Sam 17 Oct - 07:11 (2009); édité 3 fois
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Lilas


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MessagePosté le: Ven 28 Aoû - 23:43 (2009)    Sujet du message: Léda et le cygne

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Note de Lilas : Michel-Ange peint une très belle Léda. Il sera copié à l’identique par Rubens, et par deux peintres de moindre envergure, Cornelisz et Klingstedt. Mais que leur est-il passé par la tête ! Ils ont eu tort de reprendre le même dessin, par comparaison on remarque leur absence de génie (les deux derniers surtout! Rubens s'en sort... à la Rubens)


(Je rappelle que, sur ce sujet, tous les commentaires sont faits par Allegro. Mais vous l’aviez compris : de tels commentaires ne pouvaient être faits que par un homme ! sourire)











Michelange (1530)









Rubens (16 ème-17 ème)











Bos Cornelisz (18 ème-19 ème)












Klingstedt Karl Gustav (18 ème)











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Dernière édition par Lilas le Sam 29 Aoû - 21:38 (2009); édité 6 fois
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Lilas


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MessagePosté le: Sam 29 Aoû - 14:23 (2009)    Sujet du message: Léda et le cygne

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Mola Pier Francesco (17 ème) 


On se demande toujours un peu, en voyant des toiles de cette sorte, comment un matelas, des draps et des couvertures
ont pu atterrir comme ça en pleine nature. Tombés du ciel. Plof ....!  
Avec en prime Léda nue couchée dessus...Quelle chance! 
Et encore...on ne parle pas du bel animal pourvu d'ailes impressionnantes qui se retrouve là lui aussi, ravi d'être aussi bien accueilli,
en si belle compagnie, et dans une niche aussi...chaude. 

Bref tout est en place pour une scène torride, que Monsieur Mola n'a pas cru bon de peindre. Dommage.
Il aurait sans doute montré plus de talent que dans cette chose sans grâce, platement conformiste.











 

Natoire Charles Joseph (18 ème) 


Jolie chose, agréable à l'oeil. Léda est bien gracieuse, Amour aussi, avec sa moue de bébé.  
Dommage que le cygne soit un peu mal à l'aise entre les jambes de la belle, accroché à sa cuisse gauche comme à une bouée. 

Atmosphère paisible, détendue, câline. Mais du même coup sans emportement, sans passion. 
Tableau de salon bourgeois. 










 

Otto Dix (1919) 


Ici tout le contraire de la toile du dessus. Du rouge. Du sang.
Accouplement sanglant du dieu des dieux avec Léda, qu'il semble en train de déchirer, de déchiqueter même avec son bec agressif.
Brrr...

Il arrive que le désir se déchaine, qu'il soit "animal". La preuve.





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Lilas


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MessagePosté le: Jeu 3 Sep - 16:07 (2009)    Sujet du message: Léda et le cygne

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Paul Cézanne (1880)


Le génie c'est tout simple, quand il est là on le voit tout de suite.
Cézanne prend au sérieux le fait que l'histoire racontée est celle d'un désir entre deux êtres vivants que tout sépare en principe.
Jupiter au long bec a saisi la main de Léda, c'est ce qu'un cygne peut faire de plus érotique à une humaine. Notre belle accepte,
consent, encourage même dirait-on, et sous nos yeux se déroule une scène d'amour torride...à sa façon.
On se prend à imaginer les sensations éprouvées par Léda et la manifestation du désir chez la bête (érection?)...Bref

C'est tout simple, donc.
Sauf qu'avant Cézanne personne n'y avait pensé...
Une fois qu'un peintre nous l'a montré, on se dit "bon sang, mais c'est bien sûr...!". Et on se régale.
Chapeau monsieur Cézanne.


(Sans oublier le bout de tissu pudique qui serpente sur le ventre de la belle...tiens tiens! serpente...! comme par hasard !)









Rudolph Tegner (1902)


Voici la première version (vue ici) dans laquelle Jupiter retrouve son rôle de dieu des dieux.
Imposant, dominateur, surplombant Léda, il règne sur le monde, et en particulier sur cette femme qui cherche auprès de lui un peu de réconfort. On notera la patte du cygne posée sur la cuisse de la femme, et qui marque clairement qu'elle lui appartient.
On est un peu tenté d'épiloguer sur la position de Léda, assise, nichée, calée contre son dieu, en particulier du bas, mais arrêtons là.










Jules Scalbert et Antoine Vizzavona (19 ème)


Le regard est vaguement sollicité par la position du bec du cygne, effondré sur la poitrine de la mignonne, mais bof, on passe très vite.

(En plus c'est assez laid)











Vincent Sellaer (16 ème)


Visiblement ici Léda a un enfant de plus: Jupiter est mêlé à la foule des rejetons de notre héroïne et ne semble pas s'en porter plus mal.
C'est un tableau féministe bien avant l'heure, dans lequel la femme occupe la position centrale et dominante.
Notre belle est d'ailleurs vraiment belle, épanouie, sa peau est éblouissante, ses yeux sont pensifs.

Une énigme tout de même dans cet univers serein: le divin cygne tient dans son bec une sorte de bout d'on ne sait trop quoi...(?)






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