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Léda et le cygne
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Lilas


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Inscrit le: 06 Mar 2009
Messages: 107

MessagePosté le: Sam 5 Sep - 13:52 (2009)    Sujet du message: Léda et le cygne

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Tillier  


Une version parfaite pour le calendrier des PTT. 







*** 







  

Adrian Wong Shue (1927)  


Ici le geste de la main de Léda, empoignant le cou de son amant-cygne, est sans ambiguité.
Heu...est-il besoin de préciser? Elle saisit une sorte de tuyau (ça devrait suffire)

Par ailleurs la composition de la toile est assez réussie, les lignes disent la tension, le fond dit la tempête. 
Les amants sont rigoureusement sur le même plan, il n'y a pas de dominant. Le désir circule dans les deux sens.










*** 








  

Andre Las  


Ici aussi, un couple en harmonie, tendu vers le haut, vers le ciel, le plaisir, le transport amoureux. 
Avec ce geste des mains de Léda réunies comme dans une prière... Joli médaillon.










*** 










  

Andrea Del Sarto (15 ème)  

Cette version de Léda et le cygne cumule la difficulté initiale de plonger dans ce conte irréaliste, merveilleux par nature, avec ici deux invraisemblances énormes: la fillette qu'on voit est visiblement si jeune qu'elle ne peut pas être l'amante de Jupiter, et encore moins avoir déjà donné le jour à quatre enfants...(et encore encore moins avoir pondu ces quatre oeufs énormes !)
On ne marche pas, c'est trop demander à notre capacité de croyance.

On ne sent d'ailleurs aucune attirance amoureuse entre nos deux héros. Ils sont copains, c'est paisible et tout.
Laissons-les jouer.






*** 











  

Arne Haugen Sorensen  


Jolie idée de faire s'envoler Léda accrochée à son cygne-Jupiter. L'amour donne des ailes, le plaisir fait grimper aux murs dit-on.
Le problème est que la scène est peinte avec trop de légèreté pour qu'on ressente ce qui précède.
Nos amants sont presque immatériels. Dommage.







*** 










  

Joseph Bernard  


On est presque étonné que personne n'y ait pensé avant: ici le cou du cygne devient le corps d'un saxophone dont la belle Léda joue avec talent (nous l'espérons). 
Elle tire sans doute de la bête, de l'instrument, des sons mélodieux, tantôt doux, tantôt déchirants...Hum.









*** 










  

Adolph Wiertmuller  


Toile d'une naïveté presque touchante, avec tout le tralala habituel: couverture tombée on ne sait d'où - juste au bon endroit pour le confort de nos héros -, trouée dans la verdure au fond donnant au loin sur la bourgade de service, expression extatique de Léda, jambes ouvertes dans l'étreinte et tournée vers nous pour nous prendre à témoin de son bonheur, désir animal du cygne dont les ailes déployées disent l'emportement...! 
Rien ne nous est épargné.







***** 






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MessagePosté le: Sam 5 Sep - 13:52 (2009)    Sujet du message: Publicité

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Lilas


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Inscrit le: 06 Mar 2009
Messages: 107

MessagePosté le: Jeu 10 Sep - 16:23 (2009)    Sujet du message: Léda et le cygne

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Fernando Botero (1996) 

Cette "chose" de Botero est très réussie. Il est le premier à montrer vraiment l'accouplement de Jupiter, déguisé en volatile au long cou (!), et de Léda, la plantureuse humaine, dans une harmonie de formes tout à fait convaincante (bec contre nez, pointe de l'aile et genou, rondeurs qui se répondent,...).

(Question saugrenue: que pensent les passants de cette étrange étreinte? que voient-ils réellement? en particulier, que voient les enfants?)













 

Céramique grecque (350 av JC) 


Mais où Lilas va-t-elle donc chercher tout ça? Une céramique grecque datant de plusieurs siècles avant JC, et le mythe déjà connu, déjà célèbre! Léda déjà en première page.
Une Léda tendre d'ailleurs, s'accroupissant pour être au niveau de son amant-cygne, entourant de ses deux mains le cou aimé (!), tendant les lèvres comme pour un baiser. Et Jupiter enflammé, déployant ses ailes, ravi de l'accueil. On est en pleine idylle.

On est bien sûr étonné de voir cette scène représentée dans le graphisme de l'époque, qui lui donne une certaine noblesse. Cet amour au-delà des espèces, cette pulsion, qu'on dirait zoophile dans le jargon actuel, acquiert ici de la profondeur, de l'authenticité, de la vérité.
Nous découvrons notre Léda moderne peinte sur la paroi d'une amphore grecque, et nous voici rassurés: ça fait longtemps que ça dure, c'est du sérieux!












 

Dali (1983) 


.............................













 

Attribué à Dante Gabriele Rossetti 


Il y a une très jolie idée dans ce tableau, c'est la position respective des deux personnages, qui amène Léda à se retourner et Jupiter à se pencher, à tendre le cou. Grâce à cela le buste de la belle est mis en valeur et le cygne semble moins...animal.

Par ailleurs il y a beaucoup de tendresse qui circule ici, le geste de la femme est beau, accueillant, amoureux peut-être, tandis que le cygne quémande presque timidement une étreinte avec elle.
A la vision de cette toile on finirait presque par admettre le franchissement de la barrière d'espèces.









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Lilas


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Inscrit le: 06 Mar 2009
Messages: 107

MessagePosté le: Jeu 24 Sep - 17:44 (2009)    Sujet du message: Léda et le cygne

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Ernesto Neves    


Toile très graphique. Ici on ne cherche qu'à harmoniser les lignes de force, les formes, sans se soucier des êtres représentés. 
Dans une sorte de jaillissement, d'éclaboussure, on distingue vaguement une Léda offerte, livrée au désir du cygne-Jupiter, qui ne la regarde même pas. 
La bête ne sait d'ailleurs pas très bien où elle en est puisqu'elle se débat avec son double. 
Bref... 













   

Fernand Verhaegen    
 
Nous voici de nouveau devant un cas de figure déjà rencontré à plusieurs reprises: Léda utilise son amant-cygne pour avoir du plaisir, pour se donner du plaisir. La bête est une sorte de sex-toy... 












   

Ineke Mengelder    

Curieuse chose qui nous montre une Léda les fesses et le reste dans l'eau, tournée vers l'avant, sous le regard aigu du dieu-cygne. S'il y a désir dans cette toile, il est bien caché, ou plutôt bien immergé... 
(Réflexion faite il y a du désir, nécessairement, mais s'il faut le comprendre avec son cerveau plutôt que de le voir avec ses yeux, sommes-nous encore dans la peinture?) 














   

Jean-François Brémond    


Jolie image d'une jeune et jolie Léda, qui n'est sans doute pas venue par hasard au bord de l'eau et qui ne s'est pas dévêtue seulement pour faire trempette. Bien qu'on ne voie pas précisément ce qui se passe dans l'intimité des deux personnages, à l'endroit stratégique, étudié pour, on comprend au premier coup d'oeil que notre héroïne est plus que ravie: elle décolle ! 
C'est beau l'amour... 



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Lilas


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Inscrit le: 06 Mar 2009
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MessagePosté le: Mar 29 Sep - 09:43 (2009)    Sujet du message: Léda et le cygne

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Cy Twombly  

 Mouais bon...le titre de cette toile c'est comment déjà?  











  

Léon-François Comerre  


C'est flouté, c'est vert clair, c'est doux, c'est tendre... 
La bête a affalé son cou et son bec sur la poitrine de la belle qui semble être aux anges. 
Quant au spectateur de cette chose si tendre et si douce, il s'affale lui aussi peu à peu sous l'effet narcotique de l'ennui profond, absolu, définitif et quasi ontologique que tout cela dégage. 











  

Lord Frederick Leighton  

On retrouve dans cette toile la juste échelle des choses: le cygne n'est pas plus haut qu'un...cygne et Leda a la taille d'une femme adulte. 
Elle est bien jolie notre héroïne, vêtue d'une sorte de robe qui baille en nous donnant à voir un aperçu de sa nudité. Jupiter semble tout à fait sensible à sa beauté et commence à ouvrir ses ailes, signe incontestable chez lui d'un grand émoi amoureux. 
On devine qu'il va se passer des choses entre ces deux êtres vivants, bien qu'on ne sache pas trop en quoi peut consister une étreinte entre eux. On se pose d'ailleurs la question depuis le début: que peut-il bien se passer ENTRE eux? Comment un volatile peut-il s'y prendre? 
Question oiseuse? déplacée? Hum... 
(En cas de réclamation, s'adresser à celui ou celle qui, le premier ou la première, a inventé ce couple tordu...Sourire) 













  

Louis Antoine Léon Riesener  


Tiens, elle nous regarde la belle dame nue ! Tandis que l'oiseau se vautre sur elle avec volupté, Leda ne trouve rien d'autre à faire que de nous prendre à témoin. Que veut-elle nous dire ou nous montrer? On ne sait pas. Oh ce n'est sans doute pas très important... 
Eloignons-nous vite de cette toile. 












  

Luciano Lanati  

Deux détails ici retiennent l'attention. Il y a ce pied de Leda qui passe par-dessus une sorte de rebord. On devine qu'il repose sur quelque chose de l'autre côté, sans doute tout simplement le sol. Le couple semble installé dans une grande corbeille d'osier posée par terre. Et puis il y a cette chose inhabituelle dans les tableaux: l'artiste a pris soin de peindre la toison pubienne de la femme, elle s'arrondit en haut en harmonie avec le collier posé sur son ventre.  
La sophistication dont témoigne Leda dans cette toile évoque beaucoup Marlène Dietrich, redoutable séductrice. Le cygne garde prudemment ses distances et se tord le cou gracieusement pour n'avoir pas à monter sur le beau corps nu, à moins que le peintre ait voulu composer une harmonie de courbes gracieuses...Les deux peut-être. 
L'ensemble reste terriblement froid. Dommage. 




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Lilas


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Inscrit le: 06 Mar 2009
Messages: 107

MessagePosté le: Dim 4 Oct - 17:26 (2009)    Sujet du message: Léda et le cygne

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On reconnait ici la Léda de l'étage précédent.     



        

Luciano Lanati        



La version agrandie ici est ouvertement sexuelle. Le divin oiseau au cou gracieusement courbé est installé entre les jambes de Leda,
et il ne reste sans doute pas inactif car la belle est visiblement proche de l'extase, comme en témoignent
sa main crispée dans les plumes de la bête, ainsi que sa tête rejetée en arrière.


L'évidence de la situation, sa clarté totale, le fait qu'ici rien ne soit caché, marquent aussi les limites de ce tableau.
On ne peut pas peindre une étreinte imaginaire de façon réaliste, c'est un contre-sens et même un non-sens.

Par ailleurs il est indispensable de garder entre Leda et nous une certaine distance, un peu d'ombre où se nichent nos rêves.




Luciano Lanati, peintre contemporain (né en 1937) a fait au total cinq toiles sur ce sujet.  
Voici les quatre autres (dont celle de l'étage précédent en position 2)     
      




     
     
      
      

(Gigno 1981)________________(Leda 1983)________________(Testimone 1983)__________________(Temporale 1984)     



(La vue de ces toiles juxtaposées nous confirme dans l'idée que le cygne est une sorte de sex-toy pour Leda,      
elle s'en sert pour SE donner du plaisir à ELLE-MEME, comme dans la dernière - Temporale -  
où elle tient le cou de la bête comme on tient...heu..)  







____________________________________________     











        

Man Ray        


Bien qu'avant-gardiste de haut vol, Man Ray s'empare ici d'un sujet on ne peut plus classique. Il est vrai
que les amours d'une belle humaine et d'une drôle de bête ont de quoi éveiller la curiosité d'un surréaliste.
   
On voit ici qu'il s'efforce à sa manière d'acclimater l'accouplement contre-nature et de le peindre
en ramenant les deux corps à l'essentiel, en les géométrisant, en faisant d'eux un assemblage de cylindres, d'entonnoirs,
de cercles, de rondeurs, qui peuvent ainsi coexister sans heurt dans la même image,
en attendant de s'emboiter peut-être, et même qui sait !... de s'aimer.
   


Man Ray peint un avenir possible pour ces deux êtres mythologiques.     








__________________________________     










        

Marianne Clouzot (1954)        



Passons.    







_____________________  







        

Matisse (1945)        


Matisse fait ici plusieurs choix importants: d'abord son cygne n'est pas blanc, il a donné
sa couleur à Leda, ensuite les deux amants sont strictement séparés dans l'espace, le dieu des dieux est au-dessus,
et enfin Leda semble détourner la tête devant le bec de la bête. Au total donc un très étrange tableau, dans lequel
le courant ne passe pas entre nos deux personnages, mais où pourtant règnent la douceur et la tendresse,
ainsi qu'une certaine sensualité.
On a envie de penser que Matisse a peint les premières approches de Jupiter et que Leda se montre timide au début...   
Oui voilà, on pense ça.   








______________________  








   

Michael Bergt   

Il y a dans cette toile une chose étonnante, vraiment étonnante, pour ne pas dire exceptionnelle.    
Il y a un détail qui pourrait presque passer inaperçu, et qui en fait tout le prix.    
On se demande si le peintre l'a voulu tel, ce détail, s'il a mesuré ce qu'il faisait, et s'il a consciemment ou non joué avec les mots.    
Bref, ici notre Leda et son divin amant sont savamment entrelacés, la bête a même posé sa patte    
 sur le bras de la belle, qui a fermé les yeux...    
Et puis...et puis, par derrière elle a saisi son pied !  Leda prend son pied !!     
Il faut prendre l'expression au pied de la lettre si l'on ose dire, il faut la prendre tout à fait au sérieux.    
Leda prend son pied et ne semble pas près de le lâcher...    


P.S. en forme de mea culpa:    
Renseignements pris, Michael Bergt est un peintre contemporain (né en 1956) de nationalité américaine...   
L'hypothèse du "pied" semble donc assez compromise, à moins que la même chose se dise de la même façon
en américain, ce qui est peu probable.
Il nous faut donc ici faire un mea culpa, non sans répéter que la toile n'a pas d'autre intérêt que celui-là...  




Regardons tout de même ci-dessous deux autres oeuvres du même Michael Bergt sur le thème de Leda.   




    
    



Bof!   




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Lilas


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Messages: 107

MessagePosté le: Sam 17 Oct - 07:06 (2009)    Sujet du message: Léda et le cygne

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Nani Capurro 


Voici un peintre qui ne recule pas devant la thématique sexuelle de Leda. Depuis le temps qu'on se demandait comment fait le cygne-dieu pour aimer la belle, on a enfin la réponse: il se sert de son bec!

C'est tout simple, c'est évident, on aurait pu et dû y penser avant.

(On ne sait toujours pas comment il lui fait des enfants, mais au moins on sait comment il lui fait plaisir)









 

Odilon Redon 



Difficile de dire quoi que ce soit d'une toile sur laquelle on ne voit pas bien ce qui se passe...Désolé.








 

Paul Delvaux 


Sur celle-ci on voit tout très bien. On voit que Léda est encore une jeune fille à l'air empoté, nunuche, pas amoureuse du tout, pas désireuse de quoi que ce soit, sauf peut-être de tendresse sans enjeu. Le peu que l'on sache de Delvaux nous dit que son univers est profondément métaphysique, il excelle à montrer des femmes dans des poses nobles, hiératiques. Mais l'amour physique, thème central de Léda, est sans doute loin de ses préoccupations, il ne sait donc pas le peindre.

Cette toile est d'une froideur redoutable. Brrr..













 

Paul Matthias 



Cette toile nous montre un accouplement de type classique, Leda a beaucoup de plaisir tandis que Jupiter, le mâle, claironne sa virilité.

On sourit de voir ça, et puis on se dit que l'oeuvre est trop "évidente", elle dit trop clairement ce que, la plupart du temps, les autres ne font que suggérer. La peinture, et l'art en général, s'accommodent mal de la lumière trop crue, on est ici au royaume de la complexité, de l'ombre, de l'épaisseur des êtres et des choses.

Si un artiste nous dit les choses trop ouvertement on a le même recul que devant un discours militant









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Lilas


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Inscrit le: 06 Mar 2009
Messages: 107

MessagePosté le: Jeu 22 Oct - 22:15 (2009)    Sujet du message: Léda et le cygne

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Peter Kocak 



Encore une version à ranger dans la catégorie "joujou sexuel". Leda s'est enroulée autour de sa bête de sexe, elle la serre contre son sein, mais aussi entre ses cuisses pour des plaisirs plus...pénétrants. 

Plus on avance ici dans l'exploration de Léda et de ses avatars, plus il apparait que l'histoire de départ, le mythe de cette femme possédée par Jupiter-cygne, a une charge violemment sexuelle. Elle a servi de prétexte à d'innombrables peintres pour montrer des choses plus osées que ce qu'autorise la pratique picturale ordinaire. 

En tout cas le nombre de versions déjà vues ici indique clairement qu'il s'agit d'un des thèmes favoris, sinon LE thème favori en peinture. 











 

Pool Matthys 



Ce Léda du 18ème siècle, d'apparence académique, paisible, et en tout cas moins provocant que le précédent (peint par un artiste contemporain), raconte en réalité la même chose, en toute tranquillité: une femme a installé un cygne entre ses jambes et elle le caresse. Il suffit de dire les mots et la vérité surgit: nous sommes en pleine zoophilie!  

Avec la bénédiction de la grande Peinture! 

(et c'est tant mieux) 




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MessagePosté le: Aujourd’hui à 02:40 (2017)    Sujet du message: Léda et le cygne

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